Pourquoi pratiquer l’hypnose sur les enfants?
L’hypnose est une pratique basée sur une approche très corporelle. Pas besoin de rester assis, le mouvement et les mouvements sont les bienvenus. On y utilise aussi beaucoup les images. Ce qui correspond bien aux enfants qui sont des champions de l’imagination. Le coté ludique parle même aux plus petits à travers des jeux et des histoires. En réalité un bout de chou qui joue au chevalier EST un chevalier. On va pouvoir utiliser ce talent comme un puissant levier de changement.
À partir de quel âge peut-on pratiquer l’hypnose sur un enfant?
On peut utiliser les principes de l’hypnose sur un bébé dès l’âge de 2 ans. A cet âge, la maman ou le papa (ou les deux) participent à la séance. Pour une séance autonome, c’est plutôt vers 4 ou 5 ans, sachant que ça commence en douceur avec les parents.
Il existe même des techniques qui fonctionnent sur les bébés : le RITMO®. Le petit reste dans les bras de son parent qui sert de « relais ». Les améliorations sont nettes sur les problèmes de nourrissons (sommeil, pleurs, régurgitations …).
Comment se rassurer par rapport à cette pratique?
L’hypnose est une des pratiques très évaluées dans la recherche scientifique aujourd’hui. C’est une méthode recommandée par de nombreux médecins. Il est important de dire que l’enfant ne perd jamais le contrôle de lui même lors d’une séance. Il ne dort pas … Ce n’est pas comme dans le livre de la jungle où Kaa hypnotise Mowgli. L’enfant reste conscient pendant toute la séance et peut percevoir tout ce qu’il se passe autour de lui, même s’il peut s’imaginer dans un cadre spécial autre que celui qui l’entoure.
L’enfant doit-il être d’accord?
L’hypnose s’explique très bien même aux plus petits avec des mots simples ou des dessins. Toute thérapie se construit dans la confiance. Si l’enfant ne veut pas rester avec moi, faire un jeu ou un exercice d’hypnose, je n’insiste pas et je fais une autre proposition (par exemple la maman va rester un certain temps). On ne peut en aucun cas le forcer à quoi que ce soit. Parfois il faut juste laisser mûrir un peu et le re-proposer plus tard dans quelques mois.
Pour un adolescent, il faut qu’il soit d’accord pour participer. Cela peut suffire pour la première séance qu’il soit curieux de découvrir ce dont il s’agit.